« François
Mercier fut une des personnalités les plus remarquables de l’entreprise
française » affirme Pierre Graveron le président du
Syndicat des Entrepreneurs de Travaux Publics de France lors de l’allocution
qu’il prononce à ses obsèques à Tronget.
L’entreprise Mercier oeuvre
successivement dans la construction des lignes de chemins de fer
secondaires en 1887,puis pour les grandes compagnies comme le P.L.M
à partir1897,la réalisation de ponts sur l’Allier dans les
années 1910.Lors de la Grande Guerre, elle réalise de nombreux
ouvrages pour la Défense Nationale ainsi que la construction des
deux sanatoriums de La Guiche et de Tronget . François Mercier
mène le combat pour la victoire en qualité d’entrepreneur aux
côtés de son ami Clémenceau ,devenu chef du gouvernement .
Voici quelques réalisations de ce
grand entrepreneur ,travailleur infatigable, que certains surnomment
le "Napoléon de l’ entreprise" ou "le Général de la
construction".
Chemins
de fer : 17 tronçons de lignes
Bourbon
-Buxières (tâcheron), Dompierre- Lapalisse(1 470 000 F),
Varennes-Le Donjon et Varennes au Mayet de Montagne(1 800 000 F),
Corbigny-Saulieu (80 km-1 370 000 F) ; Réseau
breton à voie étroite de la Compagnie de L’Ouest (2 4950 000 F),
Val de Vouga au Portugal(172 km-16 000 000 F) ;
Corbeil -Montereau(2 850 000 F),Arlanc-Darsac (1 950
000 F),etc…
Souterrains
des Montets à Argentières(2 500 000 F), et
de la Saucette à Moutiers(1 500 000) ; Il
travaillé pour les compagnies du PLM, du PO ,de l’OUEST et du
NORD.
Membre du Comité Technique des
Chemins de Fer.
Défense Nationale :
- trois
ateliers de chargement à Bourges, Moulins et Montluçon
-
deux
poudreries à Toulouse et Bergerac ;
viaducs
à Hirson, écluses et souterrains dans le Nord,
remise
en état du réseau Nord.
Ponts et Chaussées :
construction des trois ponts sur l’Allier au Veurdre, à Vichy et
à Chatel Neuvre de 1911 à 1914 avec Eugène Freyssinet après
réalisation de l’arche d’essais de la précontrainte à
Moulins.
En 1920 il employait plus de 5000
ouvriers.
L’Etat reconnaît ses talents,
son sens de l’innovation et ses qualités de chef d’ entreprise
en le faisant Officier de la Légion d’honneur en 1918.
Après sa mort un imposant
monument fut érigé en 1922 à sa mémoire en son village natal de
Tronget.
Articles publiés avec
l'autorisation de leur auteur : M. Pierre Bordes, travaillant
actuellement sur l'histoire des sanatoriums de la région
(22.04.2004)